@book {143,
	title = {La th{\'e}orie, un dimanche},
	year = {1998},
	pages = {208},
	publisher = {{\'E}ditions du Remue-m{\'e}nage},
	organization = {{\'E}ditions du Remue-m{\'e}nage},
	address = {Montr{\'e}al},
	author = {Louise Dupr{\'e} and Louky Bersianik and Nicole Brossard and Louise Cotnoir and Gail Scott and France Th{\'e}oret}
}
@book {728,
	title = {La Bosnie nous regarde},
	year = {1995},
	pages = {175},
	publisher = {Publications du Quartier Libre},
	organization = {Publications du Quartier Libre},
	address = {Montr{\'e}al},
	issn = {2921754037},
	author = {Paul Chamberland and Alain Horic and France Th{\'e}oret and Pierre Valli{\`e}res}
}
@book {435,
	title = {Journal pour m{\'e}moire},
	year = {1993},
	pages = {240},
	publisher = {L{\textquoteright}Hexagone},
	organization = {L{\textquoteright}Hexagone},
	edition = {Itin{\'e}raires},
	address = {Montr{\'e}al},
	abstract = {<p>R{\'e}sum{\'e} descriptif:</p><div>{\'E}labor{\'e} dans un \&laquo;contexte d\&rsquo;observations et de pens{\'e}es\&raquo; (p. 7), Journal pour m{\'e}moire de France Th{\'e}oret n\&rsquo;est pas un journal intime au sens exclusif, mais un journal litt{\'e}raire qui r{\'e}pond {\`a} la n{\'e}cessit{\'e} \&laquo;d\&rsquo;{\'e}tablir un dialogue avec soi-m{\^e}me\&raquo; (p. 113) tout en s\&rsquo;adressant {\`a} un lecteur potentiel. Divis{\'e} en trois parties, ce livre t{\'e}moigne de la continuit{\'e} d\&rsquo;une pens{\'e}e bas{\'e}e sur l\&rsquo;exp{\'e}rience individuelle. La premi{\`e}re partie, \&laquo;{\^E}tre livr{\'e}e {\`a} soi-m{\^e}me\&raquo;, amorce une r{\'e}flexion sur l\&rsquo;{\'e}criture. La seconde, \&laquo;La qu{\^e}te des connaissances\&raquo;, se veut un r{\'e}cit autobiographique sur la n{\'e}cessit{\'e} de s\&rsquo;int{\'e}grer au monde par la connaissance. Alors que la troisi{\`e}me partie, \&laquo;Liens pluriels\&raquo;, conclut sur le d{\'e}sir de lire en regard d\&rsquo;un \&laquo;sentiment d\&rsquo;incompl{\'e}tude\&raquo; (p. 236). En tant que \&laquo;projet d\&rsquo;{\'e}criture\&raquo; (p. 8), Journal pour m{\'e}moire r{\'e}fl{\'e}chit sur la soci{\'e}t{\'e} et les id{\'e}es qui circulent en suivant le parcours et l\&rsquo;{\'e}ducation de l\&rsquo;auteure.</div><div>\&nbsp;</div><div>Ainsi, c\&rsquo;est {\`a} travers une s{\'e}rie de \&laquo;petits r{\'e}cits\&raquo; (p. 7) des {\'e}v{\'e}nements du pass{\'e} et du pr{\'e}sent que France Th{\'e}oret questionne la nature de ses rapports {\`a} la religion, {\`a} la famille et {\`a} la soci{\'e}t{\'e} qu{\'e}b{\'e}coise entre les ann{\'e}es 1942 et 1991. Elle y explore les fondements de sa d{\'e}marche cr{\'e}atrice et de son d{\'e}sir de connaissance en regard de l\&rsquo;autorit{\'e} paternelle, religieuse et sociale, mais {\'e}galement en regard d\&rsquo;une certaine culpabilit{\'e} qui {\'e}vacuait le pouvoir d\&rsquo;imaginer une situation et d\&rsquo;y r{\'e}fl{\'e}chir, qui lui \&laquo;enlevait une partie de la libert{\'e} recherch{\'e}e\&raquo; (p. 119). V{\'e}ritable qu{\^e}te de connaissance et de langage, la r{\'e}flexion de France Th{\'e}oret porte sur ce qui, \&laquo;{\`a} partir d\&rsquo;une conscience du moi, s\&rsquo;oriente vers le monde\&raquo; (p. 17) et s\&rsquo;articule {\`a} partir de sa subjectivit{\'e}.</div><p>R{\'e}sum{\'e} interpr{\'e}tatif:</p><div>N{\'e} de la n{\'e}cessit{\'e} de recr{\'e}er la distance entre l\&rsquo;{\oe}uvre litt{\'e}raire et soi-m{\^e}me, Journal pour m{\'e}moire se veut avant tout, pour France Th{\'e}oret, une mani{\`e}re \&laquo;d\&rsquo;{\'e}clairer [son] approche de la connaissance\&raquo; (p. 7). Une mani{\`e}re {\'e}galement de r{\'e}pondre {\`a} une n{\'e}cessit{\'e} \&laquo;d\&rsquo;ordonner le langage\&raquo; (p. 7) et {\`a} \&laquo;une exigence de signification\&raquo; (p. 7) qui rel{\`e}ve moins du journal intime que du journal litt{\'e}raire dans la mesure o{\`u} la raison doit s\&rsquo;exercer pour donner corps {\`a} une r{\'e}flexion qui affirme l\&rsquo;essence d\&rsquo;une exp{\'e}rience humaine. Qu{\^e}te de langage {\`a} travers celle des connaissances, la r{\'e}flexion de France Th{\'e}oret \&laquo;tente [de] t{\'e}moigner de l\&rsquo;{\'e}poque : comment on pense, on parle, on agit en regard de la pens{\'e}e et de la parole, comment on existe\&raquo; (p. 56) par soi-m{\^e}me et en soci{\'e}t{\'e}. C\&rsquo;est dire que Journal pour m{\'e}moire rend davantage compte du sujet de l\&rsquo;{\'e}criture qui s\&rsquo;{\'e}crit au f{\'e}minin, que de l\&rsquo;{\'e}criture en tant que telle.</div><div>\&nbsp;</div><div>Les pr{\'e}occupations et r{\'e}flexions de France Th{\'e}oret interrogent sans cesse le contexte social, familial et religieux et tentent avant tout de rendre compte de l\&rsquo;origine de la parole et de la pens{\'e}e. Origine qui {\'e}tablit un rapport {\'e}troit entre le sujet et l\&rsquo;{\'e}criture et qui s\&rsquo;exprime par un d{\'e}sir de connaissance. D\&rsquo;abord parce que la connaissance porte en elle l\&rsquo;id{\'e}e d\&rsquo;une certaine forme de \&laquo;totalit{\'e}\&raquo; (p. 166) qui viendrait r{\'e}tablir la \&laquo;vie fragment{\'e}e, morcel{\'e}e\&raquo; (p. 110) de l\&rsquo;auteure, apaiser le sentiment d\&rsquo;incompl{\'e}tude qui l\&rsquo;habite. Ensuite parce qu\&rsquo;elle permet de comprendre le monde et d\&rsquo;ordonner l\&rsquo;univers, parce qu\&rsquo;elle accorde, par les mots, \&laquo;le pouvoir de r{\'e}fl{\'e}chir la situation\&raquo; (p. 189), de \&laquo;vaincre la d{\'e}solation, l\&rsquo;infernal ressassement\&raquo; (p. 225) qui caract{\'e}rise le sujet divis{\'e}. C\&rsquo;est donc {\`a} travers cette qu{\^e}te de connaissance, {\`a} la fois sociale et personnelle, qu\&rsquo;un discours sur l\&rsquo;{\'e}criture prend forme, na{\^\i}t {\`a} partir de l\&rsquo;itin{\'e}raire et du cheminement de l\&rsquo;auteure.</div><div>\&nbsp;</div><div>En ce sens, le d{\'e}sir de connaissance participe, pour France Th{\'e}oret, d\&rsquo;une certaine prise de conscience de soi-m{\^e}me et m{\`e}ne {\`a} une forme de pens{\'e}e intellectuelle dont l\&rsquo;autorit{\'e} paternelle, religieuse et sociale l\&rsquo;avait priv{\'e}e. Faisant d\&rsquo;elle une \&laquo;victime coupable\&raquo; (p. 193) {\`a} l\&rsquo;image d\&rsquo;Antigone, victime en ce qu\&rsquo;elle formule un d{\'e}sir que personne ne veut reconna{\^\i}tre, coupable en ce qu\&rsquo;elle enfreint l\&rsquo;interdit social pour le r{\'e}aliser ; la pens{\'e}e intellectuelle ne pouvait donc se concevoir autrement qu\&rsquo;en regard d\&rsquo;une certaine forme de culpabilit{\'e}. Plus qu\&rsquo;un th{\`e}me ou une pr{\'e}occupation majeure, la culpabilit{\'e} fut pour France Th{\'e}oret une mani{\`e}re d\&rsquo;{\^e}tre {\`a} l\&rsquo;{\'e}criture, une fa{\c c}on \&laquo;d\&rsquo;{\^e}tre-au-monde\&raquo; (p. 82) qu\&rsquo;elle a longtemps consid{\'e}r{\'e}e comme de la folie dans la mesure o{\`u} elle-m{\^e}me se percevait comme un sujet divis{\'e}. C\&rsquo;est que la culpabilit{\'e}, li{\'e}e \&laquo;au manque de langage\&raquo; (p. 120), isole et distrait, appr{\'e}hende la r{\'e}alit{\'e} \&laquo;de mani{\`e}re tordue, tendancieuse, marqu{\'e}e par le filtre des {\'e}motions et des sentiments\&raquo; (p. 61).</div><div>\&nbsp;</div><div>Aussi, c\&rsquo;est en refusant les attitudes vell{\'e}itaires, pr{\'e}f{\'e}rant l\&rsquo;agir au m{\'e}pris de l\&rsquo;action, que France Th{\'e}oret se d{\'e}gage de l\&rsquo;ali{\'e}nation issue de la culpabilit{\'e}. Car si le d{\'e}sir de connaissance, {\'e}galement d{\'e}sir de libert{\'e}, l\&rsquo;a marginalis{\'e}e et isol{\'e}e du monde, elle n\&rsquo;en demeure pas moins \&laquo;amoureuse de l\&rsquo;exception\&raquo; (p. 156) et de toute solitude n{\'e}cessaire {\`a} l\&rsquo;{\'e}criture. Enfin, non seulement la pens{\'e}e intellectuelle lui a-t-elle \&laquo;donn{\'e} la certitude d\&rsquo;exister, la compr{\'e}hension imm{\'e}diate d\&rsquo;un commencement\&raquo; (p. 114), mais elle l\&rsquo;a {\'e}galement aid{\'e}e {\`a} ext{\'e}rioriser un regard d\&rsquo;elle-m{\^e}me.</div><div>\&nbsp;</div><p>Source : Interligne - UQ{\`A}M (http://www.interligne.uqam.ca/pages/liste_biblio.asp)</p>},
	author = {France Th{\'e}oret}
}
